Changer d’alimentation : part I

Article écrit par Emma et Pierre.

Un des premiers pas dans notre quête vers une humanité plus solidaire et respectueuse de son environnement est de tendre vers une alimentation qui prend en considération notre bien-être, celui de la société et celui de la nature. C’est pourquoi depuis quelques années nous cherchons à pratiquer le végétalisme.

Avant de commencer cet article

  1. Déjà, nous te conseillons de faire un tour sur cette page pour faire une mise au point lexicale et de bien comprendre les nuances de vocabulaires employées plus bas.
  2. Ensuite, nous tenons à mettre quelque chose au clair : tu fais comme tu veux, et surtout comme tu peux ! Chacun est libre de choisir l’alimentation qu’il souhaite. Nous ne voulons culpabiliser personne, d’autant plus que nous avons conscience que le végétalisme est souvent réservé aux populations les plus aisées, et à ceux qui ont le temps (et le loisir) de se préoccuper de leur alimentation en profondeur.
  3. Enfin, tout le monde garde son calme 🙂 Nous avons souvent pu remarquer que ce sujet est parfois bien plus sensible qu’il ne le semble (surtout en France). Les sensibilités et croyances peuvent être heurtées même dans les discussions les plus anodines. Il est important de respecter les choix de chacun, dans un sens comme dans l’autre, sans provocation.

Maintenant que nous sommes dans un environnement bienveillant, c’est parti !

Résumé de notre situation

Pierre et moi sommes plutôt semi-végétaliens, semi-pesco-végétariens. Sommairement :

  • Nous ne mangeons plus de viande.
  • Pierre ne mange plus de poissons mais j’en consomme encore occasionnellement.
  • Nous mangeons encore des fruits de mer mais nous réduisons.
  • Nous mangeons encore des œufs de temps à autre, notamment dans les pâtisseries.
  • Nous ne buvons plus de lait de vache mais des laits végétaux.
  • Nous mangeons encore du fromage et achetons parfois de la crème fraîche.
  • Nous sommes de gros consommateurs de légumes, fruits, céréales, légumineuses… !

Tout ne s’est pas fait du jour au lendemain, il y a eu des réussites mais aussi beaucoup de loupés.

Comment en sommes-nous arriver là ?

Nous n’avons pas eu le même parcours, c’est pourquoi nous allons vous raconter notre cheminement chacun.

Pierre

« Je n’ai jamais cherché à devenir végétarien. Disons que la transition s’est faite toute en douceur, et qu’elle se poursuit encore actuellement.

Au commencement, c’est l’intérêt environnemental qui m’a encouragé à faire la démarche. Durant mes premières années d’étudiants, de 2010 à 2013, ma consommation de viande était très courante. Rares étaient les repas n’impliquant pas de chair animale. En master, grâce à quelques recherches, j’apprends que l’agriculture serait responsable à hauteur de 10-35% (et, pour être plus précis, on évaluerait le chiffre à 25%) des émissions des gaz à effet de serre dans le monde (source : ONU-FAO), dont 80% sont imputables à l’élevage ! Surpassant de loin les autres sources : transports, industries, énergie, etc. L’élevage pour la consommation de viande est l’un des principaux facteurs du changement climatique, et il est LE principal responsable de la déforestation de l’Amazonie. Mon regard a totalement changé. Il était temps pour moi de me responsabiliser à cet égard par une démarche individuelle.

Au même moment, un autre élément m’a fait réaliser mes actes et qu’on pouvait juste manger moins de viande : une de mes colocataires, Ludmilla, flexitarienne. Manger de la viande ou ne pas en manger est un choix, et j’ai alors décidé d’en réduire ma consommation, à 2 à 3 fois par semaine. Et tout se passe bien ! Les alternatives sont là, je découvre de nouveaux aliments, je cuisine un peu plus. Petit à petit, je vais jusqu’à m’arrêter quasiment d’acheter de la viande, cela grâce à la simple prise de conscience qu’il est possible de manger autre chose.

Ma transition ne s’arrête pas là, car je n’avais encore guère pris conscience de l’animal, en chair et en os (ou en arrête) et de ses conditions d’élevage. Le choix se présente à moi entre : manger un morceau d’animal, formaté depuis sa naissance à devenir de la viande simplement pour le plaisir gustatif de l’humain ; ou alors ne pas encourager ce système en mangeant autre chose. Je ne vais pas en dire beaucoup plus sur ce sujet.

Il y a eu certains chocs dans cette transition, tels que :  voir un documentaire dénonçant la consommation de viande (Cowspiracy), ou de retrouver son propre frigo remplit de carcasses animales de haut en bas…

C’est alors qu’en en discutant autour de moi, je me rends compte que beaucoup d’autres sont dans ma démarche :

  • mon beau-père, Christian, est dans la même dynamique : réduire, voire stopper la viande.
  • ma meilleure amie, Larissa, qui mangeait de la viande à tous les repas, et qui est devenue une végane confirmée en quelques mois. Elle a changé sa manière de s’alimenter peu de temps après moi, mais sa transition a été à la vitesse de l’éclair.
  • puis Emma… »

Emma

« Comme tout le monde je pense (et j’espère), j’étais sensible à la cause animale. Je me suis toujours dit « Ah ! Les végétariens, c’est bien ce qu’ils font…« , mais je n’en connaissais pas ou mal. On les associait souvent à des clichés bobos ou hippies, et ce n’était pas ma tasse de thé. Je ne me suis pas remise en question avant longtemps. Sauf que, doucement, au fil du temps et des rencontres, une ouverture s’est créée : des amis de la famille végétariens, un coloc’ (un grand bonhomme bien en forme) végétarien depuis son enfance, une société qui change, des documentaires sur le sujet plus nombreux, une planète qui se détériore de plus en plus, un petit-ami végétarien… Et puis, la prise de conscience a eu lieu toute seule, comme une grande !

Évidemment, Pierre a eu un rôle majeur dans ce changement. Quand il a commencé à venir régulièrement sur Haguenau, j’ai dû commencer à me poser des questions ! Il y avait une bonne dose d’ignorances à déloger : par quoi remplacer la viande ? Où trouver une autre source de protéine ? Comment cuisine-t-on tout ça ? J’ai dû revoir toute ma copie sur la manière de m’alimenter. Pierre s’est bien sûr impliqué dans la confection des repas, et nous nous sommes de plus en plus documentés sur le sujet (et les horreurs qui vont souvent avec). Néanmoins, tous les deux amoureux de la bonne bouffe, et moi gourmande comme jamais (mangééééé), nous avions faim de repas goulus et de saveurs à gogo ! Et nous voilà à tenter de nouvelles expériences culinaires, plus bonnes les unes que les autres ; à faire le plein d’épices ; à changer de supermarché…

Moi qui me considérais comme une « viandarde », je me suis rendu compte que je ne l’étais pas tellement au final : j’avais peu d’attrait pour les viandes blanches, les viandes filandreuses et la chair à saucisses (les barbecues ont toujours été et sont encore une galère). La transition a donc été plus facile que prévu au début. C’est par la suite que les choses se sont corsées. Mon point faible : la charcuterie. Qu’il m’en a fallu du temps pour résister à ces petits bouts de lardons et de saucissons ! Et je ne suis pas encore sûre de toujours pouvoir m’y opposer (apéro, raclette et mont d’or, que vous êtes durs avec moi)… Mais je me surprends encore à me surpasser, c’est qu’il y a encore de l’espoir. »

Et la suite ?

Nous continuons notre démarche en nous renseignant toujours plus, en cherchant des alternatives toujours plus gourmandes et toujours plus saines. Nous aimerions nous rapprocher le plus possible du véganisme afin d’être les plus respectueux possible des animaux et de la planète. Nous savons aussi que ces changements prennent du temps, et nous avançons petit à petit, toujours un jour à la fois.

À travers ce site, nous cherchons également à développer la prise de conscience. Plus on creuse le sujet, plus on se rends compte des avantages, et du fait qu’ils surpassent en nombre et en bonnes raisons les inconvénients ! Nous restons persuadés que toute personne soucieuse de sa santé, du futur de ses enfants et de la planète ferait de même, si elle était mieux informée et prête à se remettre en question. Nous avons eu la chance de ne jamais avoir eu le couteau sous la gorge, ce n’est pas le cas de tout le monde…

Si les abattoirs avaient des vitres, tout le monde serait végétarien.
Paul McCartney, végétarien, auteur-compositeur et chanteur, membre du groupe Beatles

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Pour la petite histoire, c’est Paul McCartney et sa femme Linda qui ont lancé le mouvement « Le lundi, c’est veggie » 😉

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